José Ferreira W. travaillant au copieur                 © José Ferreira W, 2010
• En déplaçant mains et visage devant le chariot en mouvement du copieur, JFW obtient sur ses xérographies des images déformées du corps mouvant qu'il baptise "Morphocopies".

• JFW exploite ainsi la principale caractéristique du photocopieur qui est d'effectuer sa capture optique au moyen d'un scanner en translation, un processus s'étalant à la fois dans le temps et dans l'espace, qui rend impossible toute instantanéité.

• Il en découle une esthétique fluide et polysémique que l'artiste estime plus proche de la véritable nature du mouvant, du vivant et de la perception que nous en avons que ne l'est l'image nette et univoque de l'instantané photographique auquel nous sommes habitués.
 
• Le travail xérographique de JFW incarne ainsi son rejet de l'instantané qui fige le monde visuel en donnant la fausse impression que le mouvant est composé d'une succession d'immobilités, une conception erronée du mouvement qui ne conduit qu'à l'absurde des paradoxes de Zénon.

• Le fabricant de photocopieurs Canon sponsorise JFW de 1993 à 2001 et lui consacre une grande rétrospective dans son showroom des Champs-Elysées en 1995.
 La Xérographie (littéralement : "écriture à sec") est la branche des Arts Plastiques dont le medium est le photocopieur. Les pays francophones lui préfèrent le terme de "Copy-Art".
rendre compte du mouvant par la
/ Copy-art
Xérographie